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ASSEMBLEE GENERALE

Classé dans : CINEMA,Non classé — 14 mai, 2017 @ 4:54

La prochaine assemblée générale de l’association aura lieu le

SAMEDI 24 JUIN à

10 h30 à la cabane du port du CANAL

 

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CLIC DESSUS POUR AGRANDIR

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FESTIVAL de BIARRITZ 2017

Classé dans : Non classé — 8 juin, 2017 @ 9:03

Le FESTIVAL  2017 du FILM LATINO AMERICAIN de BIARRITZ se déroulera du 25 Septembre  au 1 Octobre au palais de la GARE du MIDI

J.PRODUCTIONS vous propose, comme en 2016, un séjour en demi pension à ANGLET a la résidence de BELHAMBRA.

Possibilité de covoiturage jusqu’au FESTIVAL

Les maquettes ci-dessous vous en précise les conditions

CLIC DESSUS POUR AGARANDIR

 

BIARRITZ 2017 p 1 & 4 pdf copie

BIARRITZ 2017 p 2 & 3   copie

CRITIQUES DE FILMS Jean Louis REQUENA

Classé dans : CINEMA — 5 octobre, 2016 @ 4:00

REQUENA Jean-Louis

 

Tunnel

 

Film Sud-coréen de Kim Seong-hun – 127’

 

La Corée du Sud est ce pays d’extrême orient, petit par sa taille (5 fois inférieur à la France), surpeuplé de 51 millions d’habitants, maltraité par sa géographie, coincé entre la Corée du Nord, la Chine à l’ouest, le Japon au sud. Depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953) le décollage économique des années 60 a fait de ce pays industrieux l’un des « dragons » de l’Asie. Mais voilà, l’économie débridée a ses failles et l’une d’entre elles est la corruption qui gangrène la société coréenne : pont qui se brise au dessus du fleuve Han (1994), explosion de gaz dans le métro de Séoul (1995), et plus récemment naufrage du ferry « Sewol » (2014), 460 morts pour la plupart lycéens). Et très récemment, destitution de la Présidente de la République, Park Gven-hye, pour concussion organisée !

 

C’est dans cette ambiance de contestation politique, de morosité économique, de lassitude sociale face aux dures réalités de la vie quotidienne (Séoul est une mégalopole de 25 millions d’habitants !), que Tunnel est né.

 

Jung-soo, vendeur de voiture et jeune père de famille rentre chez lui. Il s’engouffre dans un tunnel d’autoroute quand soudain les lumières s’éteignent, les parois s’effondrent l’engloutissant sous des tonnes de gravats. Miraculeusement il est indemne coincé dans l’habitacle dévasté de son véhicule. Pour survivre un gâteau, deux petites bouteilles d’eau et son portable. Il réussit à joindre les secours grâce a son smartphone. Aussitôt les autorités s’organisent pour le tirer d’affaire. C’est un film du genre catastrophe comme nous en avons tant vu sauf que dans ce long métrage, Kim Seong-hun réalisateur, également scénariste, instille d’autres ingrédients qui viennent pimenter la sauce convenue du genre : le burlesque (intervention massive, grotesque, des médias, apparition et disparition soudaine de la ministre de l’industrie, incompétence des techniciens suréquipés, etc.), la comédie humaine (relations tendues entre les différentes autorités), le tragique (morts collatéraux).

 

Le cinéma Sud Coréen démontre à travers les quelques films qui nous parviennent chaque année, sa vitalité en particulier scénaristique : les scénarios de ses productions sont toujours agréablement déroutants (pour notre esprit dit « cartésien » !) par leur mélange étonnant de « têtes à queue » doublées de subtilités narratives. De surcroît, c’est ici le cas, s’ajoute un travail soigné de la photo (chef opérateur, Kim Tae-sung).

 

Ce film a été le deuxième grand succès national en Corée en 2016, après le DernierTrain pour Busande Yeon Sang-ho. Nous ne sommes pas coréens, mais nous avons apprécié ce long métrage haletant de plus de deux heures. Une parabole réussie sur la fragilité de la vie terrestre malgré l’apport massif de technologies sophistiquées censées nous la rendre plus confortable !

 

 Fantômes d’Ismaël

 

Film Français d’Arnaud DESPLECHIN – 114’

 

Le film a été présenté, hors compétition, le 18 mai dernier, en ouverture du plus important festival de cinéma au monde : Le Festival de Cannes (70ème édition !). Arnaud DESPLECHIN qui a par le passé, concouru à cette manifestation (4 fois) et à la Mostra de Venise (2 fois) n’a jamais obtenu de récompense officielle. Pourtant c’est un excellent cinéaste dans la tradition française : IDHEC (ancêtre de la FEMIS, promotion 1984 avec Pascale FERRAN, Noémie LVOVSKY, Eric ROCHANT, etc.) et coscénariste de tous ses longs métrages. Les jurys sont souverains et …nébuleux.

 

Arnaud DESPLECHIN reprend de films en films les mêmes thématiques qu’il décline avec quelques variations, comme une partition musicale : La créativité tourmentée, les êtres chers absents ou disparus, la famille recomposée ou décomposée, le travail à achever dans l’urgence. Son nouveau long métrage est une nouvelle version, quaternaire, de son film précèdent : Troissouvenirs de ma jeunesse (2015 – César du Meilleur Réalisateur).

 

Ismaël VUILLARD (Mathieu ALMARIC, halluciné) prépare un film sur un certain Ivan (Louis GARREL) diplomate mystérieux dans des pays qui ne le sont pas moins. Lors d’une sortie alcoolisée il rencontre Sylvia (Charlotte GAINSBOURG, épatante) avec qui il noue une paisible idylle que vient rompre l’apparition soudaine de Carlotta (Marion COTILLARD, mystérieuse) son épouse disparue vingt ans plus tôt. Ismaël soumis à toutes ces pressions contradictoires, le tournage du film en panne et l’irruption du producteur Zwy (Hippolyte GIRARDOT, hilarant), se refugie dans sa maison d’enfance à Roubaix (ville natale d ‘Arnaud DEPLECHIN). Dans la version que nous avons visionnée (il existe une autre version « director-cut » de 130 minutes peut-être plus explicite ?) le cinéaste nous entraîne dans un narration déstructurée à trois niveaux, parfois quatre qui demande un minimum de concentration de la part du spectateur. Nous ne sommes pas dans un film de super héros américain aux images simples, aux dialogues navrants (redondants par rapport à l’image), au son tonitruant. Ce n’est pas un hasard si les personnages se nomment Dédalus, Bloom et si la structure de l’histoire est un peu complexe : L’écrivain Irlandais James JOYCE (roman Ulysse – 1922) a de fait, « contaminé » le scénario.

 

L’histoire se développe comme un roman à tiroir avec courts exposés, retours en arrière et brusques accélérations. C’est épatant !

 

Il faut également souligner la qualité de la photo numérique d’Irina LUBTCHANSKY, digne fille du grand William LUBTCHANSKY magicien de la lumière, la fluidité de la mise en scène (direction d’acteurs, mouvements d’appareil, etc.) et s’orgueillir de la production cinématographique française qui est à même de proposer sur le marché, des films pour adultes cortiqués !

 

Grâce à ce film ambitieux, nous nous réjouissons de la « Qualité Française » trop souvent décriée eut égard aux insipides comédies qui foisonnent sur nos écrans.

 

RODIN

 

Film français de Jacques DOILLON – 119’

 

2017 est l’année du centième anniversaire de la mort d’Auguste RODIN (1840-1917). De nombreuses manifestations culturelles, autour de ce géant de la sculpture mondiale, sont en cours comme la grande exposition du centenaire au Grand Palais à Paris. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Auguste RODIN, issu d’un milieu modeste, recalé à l’école des Beaux Arts de Paris, dénigré par ses pairs, peu loquace en public, brusque en privé, n’est sorti de l’anonymat artistique qu’à l’âge respectable de quarante ans. En 1880 il reçoit une commande pour « les Portes de l’Enfer », et admet la même année, dans son atelier, une jeune assistante de 19 ans : Camille CLAUDEL.

 

Le film de Jacques DOILLON narre avec subtilité, grâce à des scènes en plans séquences qui se répondent, les dix années de la collaboration fructueuse, de plus en plus conflictuelle entre Auguste RODIN et Camille CLAUDEL devenue sa muse, sa maîtresse, son tourment, empêtré de surcroît dans ses frasques sexuelles avec les modèles qui peuplent ses ateliers. Il faut dire que le personnage est rugueux tant avec sa compagne de toujours Rose BURET, qu’avec le fils unique qu’il a eu d’elle. Camille partie, une commande de la Société des Gens de Lettres lui est proposée pour ériger une statue de BALZAC. Il s’acharnera sept ans sur le motif avant de trouver la forme adéquate, selon lui, qui sera rejetée par ses commanditaires outrés par la proposition du sculpteur.

 

Auguste RODIN a été abondamment photographié, filmé dans ses ateliers à la fin de sa vie, il fallait donc se rapprocher visuellement du modèle. Jacques DOILLON, après avoir abandonné le projet d’un documentaire sur cet immense personnage, a bifurqué vers un scénario fictionnel qu’il a rédigé sur la vie tumultueuse d’Auguste RODIN entre 1880 et 1890. Entre les deux œuvres importantes, « Les Portes de l’Enfer » et « Balzac », qui l’ont positionné définitivement comme artiste français complet (dessins, sculptures en haut relief, en ronde bosse, en divers matériaux).

 

Le genre cinématographique biopic (biographie filmée) est redoutable, dans la majorité des propositions ratées. Il est quasiment impossible de narrer la vie d’un personnage illustre ou pas sans verser dans la simple illustration chronologique, mécanique au demeurant mensongère : nos vies ne sont jamais aussi linéaires, prisonnières d’un système binaire de causes à effets comme le cinéma semble l’exiger. Ici, Jacques DOILLON scénariste, a restreint son propos autour de quelques thèmes, illustrés en longs plans séquences, interrompus par de courtes scènes nerveuses. A noter, une splendide photo sombre, striée de lumière (clair/obscur) de son chef opérateur Christophe BEAUCARNE.

 

Encore fallait-il trouver les acteurs pour les rôles principaux. En Auguste RODIN, Vincent LINDON démontre s’il en était besoin son immense talent de comédien. Sa métamorphose en barbu hirsute et blouse de travail maculée est imposante. Izïa HIGELIN, Camille CLAUDEL déterminée, sûre de son talent rend la réplique à Vincent LINDON. Les quelques apparitions de la compagne d’Auguste RODIN, Rose BEURET, incarnée, si l’on peut dire, par une actrice rare, Séverine CANEELE, non professionnelle au physique imposant, pendant féminin de son grand homme, sont d’une surprenante véracité.

 

Un seul bémol à ce très bon film : la mauvaise qualité du son direct qui semble être le point faible de nombreux films français comme l’a souligné à maintes reprises Michel CIMENT (directeur de la revue Positif), « Pape » des cinéphiles !

 

 

 

 

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