J.PRODUCTIONS

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VOYAGE A CUBA

Classé dans : CINEMA,Non classé — 30 juillet, 2017 @ 4:17

TRES URGENT

VOYAGE A CUBA > REPONSE URGENTE

En l’absence, cette année  du festival du film français,  J.PRODUCTIONS  organise un séjour pour ses adhérents de 10 jours à CUBA.

Ce projet comprend un séjour de 2 jours à la HAVANE avec visite de la vieille ville,1 jour VALLEE de VINALES visite grotte de l’indien, fin du séjour BALNEAIRE à VARAREDO.

Vol Air-France départ  de BORDEAUX  le 6 FEVRIER 2018 retour le 15 février.

Comprenant taxes ariennes, transferts et visites  en cars climatisés avec guide franco-phone ,carte touristique, logement en chambres double, assistance rapatriement et annulation bagages.

PRIX : 1890 € en pension complète .Supplément chambre individuelle 225€ non compris boissons (forfait 35€)

Une réservation des places a été faite auprès de AIR-FRANCE, mais elle est de courte durée. Pour cette raison nous souhaitons une réponse sous 10 jours.

En  cas d’inscriptions  insuffisantes, DANS CE DELAI , nous abandonnerons ce projet.

Pour plus de détails : TLPH 05 56 08 29 14 ; j.production@wanadoo.fr

L’équipe de j.productions

ASSEMBLEE GENERALE

Classé dans : CINEMA,Non classé — 14 juillet, 2017 @ 4:54

ASSEMBLEE GENERALE du 24 JUIN 2017 à la cabane du PORT duCANAL

(Synthèse un CR détaillé sera rédigé)

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Cette assemblée générale concernait l’activité de l’association de l’année  2016

Les Compte rendu d’activité et le CR financier 2016  ,le bilan prévisionnel 2017 ont été approuvés.

Le bureau de l’association renouvelé

·         Festival de CANNES possibilité de logement et d’accréditations d’accès au  festival par J.PRODUCTIONS

·         Festival de MARRAKECH le comité directeur du festival annonce l’annulation de la manifestation pour 2017

·         Festival de VENISE 35 adhérents participent, avec J.PRODUCTIONS , a la MOSTRA du 2 au 9 septembre

·         CUBA le festival du film français n’étant pas programmé à ce jour l’association envisage un séjour.

·         Fête du patrimoine 16 et 17 septembre à la cabane du port du canal toute la journée : Conférence de JL REQUENA sur le cinéma français et exposition d’aquarelles et de photos de la région

FESTIVAL de BIARRITZ 2017

Classé dans : CINEMA,Non classé — 8 juin, 2017 @ 9:03

Le FESTIVAL  2017 du FILM LATINO AMERICAIN de BIARRITZ se déroulera du 25 Septembre  au 1 Octobre au palais de la GARE du MIDI

J.PRODUCTIONS vous propose, comme en 2016, un séjour en demi pension à ANGLET a la résidence de BELHAMBRA.

Possibilité de covoiturage jusqu’au FESTIVAL

Les maquettes ci-dessous vous en précise les conditions

CLIC DESSUS POUR AGARANDIR

 

BIARRITZ 2017 p 1 & 4 pdf copie

BIARRITZ 2017 p 2 & 3   copie

CRITIQUES DE FILMS Jean Louis REQUENA

Classé dans : CINEMA — 5 octobre, 2016 @ 4:00

REQUENA Jean-Louis

NOTA Les critiques de films concernant EVA  de Jean MYSUS , VISAGES VILLAGES d’AGNES VARDA  et GET OUT de JORDAN PEELE n’ayant pu paraître  sont à votre disposition sur demande a : lef.colli@wanadoo.fr  

Song to Song

 Film américain de Terrence MALICK – 129’

 Austin, Texas. Un duo amoureux BV (Ryan GOSLING) compositeur et son amie chanteuse Faye (Rooney MARA) tombent sous le charme maléfique d’un producteur de spectacle, Cook (Michaël FASSBENDER). Le duo deviendra trio, puis quatuor avec l’arrivée d’une serveuse de bar, Rhonda (Natalie PORTMAN), chanteuse au chômage. D’autres personnages fictionnels ou réels (de vrais artistes américains : John LYDON, Patti SMITH, Iggy POP, etc.) apparaîtront pour nourrir le récit, sans cesse fragmenté façon puzzle.

 Dans son style particulier, visuel et sonore, Terrence MALICK nous entraine dans un tourbillon de plans séquence ou le récit est disloqué à l’extrême en nous proposant paradoxalement un flot continu de sensations construites autour d’images éblouissantes (chef opérateur habituel, Emmanuel LUBEZKI) qui semble s’ingénier à contredire, en léger décalage, le son : peu de dialogue, beaucoup de « voix off » qui commentent la plupart du temps l’action muette, et chuchote des réflexions métaphysiques. Terrence MALIK pousse ici le dispositif convenu de la « voix off » à la limite du possible, créant ainsi un trouble, une altérité, une intermittence, qui sont les variances même des jeux de l’amour.

 Ce long travail de montage sur la matière cinématographique (couple image/son) qui réduit à la fin du processus, le film à une durée normale, à peine plus de deux heures, peut à l’évidence déconcerter certains spectateurs habitués aux récits linéaires. Ici, comme dans ses deux précédents films avec lequel celui-ci forme, en quelque sorte, une trilogie (A la merveille – 2012, Knight of Cups – 2015) le réalisateur/scénariste pousse encore la déconstruction de l’histoire comme si seuls nos ressentis face aux images sublimes, voire subliminales, et aux voix sur écran et hors écran qui s’entremêlent sur de courtes phrases musicales (musique classique, musique pop, variétés, etc) étaient le générateur des intrigues amoureuses.

 De nouveau, Terrence MALICK nous propose un univers panthéiste fait de personnages toujours en mouvement (fluidité du tournage à la steadicam ou go pro), jusqu’à la désarticulation, voire l’apesanteur dans un continuum d’image, de sons (voix off, fragments musicaux) qui s’additionnent (système classique hollywoodien) ou se soustraient (système nouvelle vague française).

Dès lors, nous comprenons que les critiques soient pour le moins partagées comme de coutume avec les films de ce réalisateur (génial ou navrant !). Mais, de notre point de vue, il faut faire l’effort de pénétrer un tant soit peu dans le monde sensoriel que développe Terrence MALICK fort éloigné des clichés visuels et sonores simplistes dont nous sommes accablés chaque jour.

 C’est une expérience sensorielle, émotionnelle à tenter, sans à priori, hors de notre zone de confort toujours opposée, par paresse, aux formes nouvelles.

On the Milky 

Film serbo-britannico-américain d’Emir KUSTURICA – 125’

 Le temps retrouvé d’Emir KUSTURICA

 Depuis plus d’une décennie nous avions perdu de vue Emir KUSTURICA lequel semblait plus intéressé par la musique, son No Smoking Orchestra, que par le cinéma. Ses derniers opus étaient peu ou mal distribués. Nous nous souvenions de sa première Palme d’Or (à 31 ans !) au Festival de Cannes Papa est en voyage d’affaires (1985), puis sa deuxième dix ans plus tard Underground (1995), sans compter entre ces deux récompenses suprêmes pour un cinéaste, l’extraordinaire Temps des Gitans (1988) et Arizona Dream (1993). Nous étions épatés par ce metteur en scène hors du commun, maître de son art, avec son univers contrasté, coloré, à la fois tragique et burlesque.

 Ce bosniaque né à Sarajevo (1954), mais d’origine serbe porte en lui dans sa chair toutes les contradictions et déchirement de ce pays « centrifuge » aujourd’hui disparu qu’était la Yougoslavie du Maréchal TITO (mort en 1980). Le pays littéralement créée autour de la Serbie après la Grande Guerre, a explosé en petites républiques antagonistes : Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Macédoine, etc. Emir KUSTURICA est resté attaché à la Serbie bien qu’il ait acquis également la nationalité française. Le Maréchal TITO disait « la Yougoslavie a six républiques, cinq nations, quatre langues, trois religions, deux alphabets mais un seul parti ».

 De nouveau, de tous ces tourments engendrés par l’interminable guerre civile des Balkans (1991-2001), Emir KUSTURICA a produit un scénario, puis un long métrage qu’il mettra trois ans à réaliser dans des conditions difficiles.

 Kosta (Emir KUSTURICA) est un soldat chargé d’amener du lait aux combattants qui défendent un village perché en haut d’une colline. Kosta va épouser Milena (Sloboda MICALOVIC), quand surgit alors une belle italienne Nevesta (Monica BELLUCCI) dont Kosta tombe immédiatement amoureux. Ce chassé-croisé amoureux, alcoolisé, malaxé par une musique tonitruante, est sans cesse perturbé, interrompu par la violence due à la proximité de la guerre qui se perpétue autour des fêtes du village. Un trio de tueurs tombent du ciel d’un hélicoptère : la chasse aux survivants commence.

 Le cinéaste, également acteur principal, déploie cette farce tragique, tonitruante, dérangeante, grâce à son don pour les images insolites qu’il est capable de créer en s’inspirant de grands maitres de son art. Sa grande culture cinématographique (Ecole FAMU de Prague qui a formé tant d’importants metteurs en scène de « l’est ») lui permet de charpenter son récit sans se perdre dans un cinéma nombriliste (écueil de nombreux longs métrages européens). Le bouillonnement, l’inventivité, sont constants une bonne partie du film quand bien même nous notons un essoufflement vers la fin. Il n’en reste pas moins de belles trouvailles visuelles que nous vous laissons le soin de découvrir.

 A 62 ans, Emir KUSTURICA a retrouvé la verve irrévérencieuse, iconoclaste, qui nous avez tant plu dans la première partie de sa carrière avant que le tragique destin de son pays, la Yougoslavie, vienne bouleverser sa vie d’artiste.

Le Caire confidentiel

 Film égypto-suédois de Tarik SALEH – 106’

 Le Caire, janvier 2011. Dans un hôtel de luxe, une femme, chanteuse tunisienne connue, est retrouvé assassinée. Peu d’indices. Toutefois, une femme de chambre d’origine sénégalaise, Salwa (Mari MALEK) a entraperçu deux hommes sortants de la chambre où a eu lieu le crime. Un commissaire débonnaire envoie son neveu, Noureddine MOSTAFA (Farés FARES) enquêter sur place. Lorsque ce dernier arrive sur la scène du crime toute une cohorte de policiers est déjà sur place privilégiant la thèse du suicide, ce qu’un rapide examen de Noureddine infirme. Le gérant de l’hôtel ne veut pas d’histoire et donne discrètement un bakchich au flic vétilleux : c’est la coutume. Affaire classée. Mais Noureddine poursuit ses investigations. Rapidement il soupçonne un riche député, entrepreneur immobilier, proche du pouvoir détenu depuis trente ans (1981) par le président Hosni MOUBARAK.

 Par son entêtement, ce flic solitaire, alcoolisé, corrompu, remonte laborieusement le fil de l’intrigue qui sert de prétexte à la froide analyse d’une strate de privilégiés de la société égyptienne corrompue à tous égards, gangrenée par l’argent facile. La concussion est généralisée. Une scène est éloquente : Noureddine donne un bakchich à un flic de quartier parce qu’il est sorti, dans le cadre de son enquête policière, de la juridiction de son commissariat. Les liasses de livres égyptiennes circulent ainsi de mains en mains, constituent dans ce pays à tous niveaux, l’essentiel des rapports humains entre détenteurs de pouvoirs et administrés. C’est la onzième plaie d’Egypte !

 L’intrigue, somme toute secondaire, à la manière des « polars » de Raymond CHANDLER (Le Grand Sommeil, Adieu ma Jolie, etc.) est prétexte à traverser les différentes couches de cette société protéiforme. D’autant que toutes les virées nocturnes de Noureddine se font dans une mégalopole bruissante (16 millions d’habitants !) livrée aux premiers soubresauts du Printemps Arabe qui conduira à la destitution du président/général Hosni MOUBARAK en février 2011. L’enquête s’achèvera, se diluera au final, dans le premier grand rassemblement de la place Tahir prélude à de grands bouleversements politiques.

 Il faut noter que l’Egypte est le pays musulman (majorité sunnite) d’Afrique le plus peuplé (92 millions !) qui a quasiment quadruplé sa population en 50 ans. La jeunesse (moins de 25 ans), majoritaire, est maintenue enserrée dans les mailles des régimes politiques, pour le moins autoritaires, qui se sont succédé, sous peu de variantes, depuis 50 ans.

 Par ce long métrage, primé au Festival de Sundance 2017 (USA – Utah) et au Festival du film policier de Beaune 2017 (Grand Prix), Tarik SALEH (45 ans) réalisateur, producteur d’origine égyptienne, né à Stockholm porte sur le pays de ses ancêtres un regard lucide, sans concessions. D’ailleurs le film n’a pas pu être tourné sur les lieux même de l’histoire, en Egypte, mais au Maroc à Casablanca. Par la grâce d’une mise en image nerveuse, souvent nocturne, Tarik SALEH, outrepasse ces contraintes et nous livre un récit à la fois fluide dans son illustration, et chaotique dans son propos.

 Les grands thrillers américains qui à l’évidence l’ont nourri, servent encore ici, de modèle à ce genre particulier, cinématographiquement épatant, qui permet, par le trajet dans l’espace et le temps de l’enquête, de traverser les couches de la société, de la décrire dans ses forces, ses faiblesses.

 Un film à voir pour percevoir la complexité d’un monde difficile, l’Egypte, si proche et si lointain.

JEAN LOUIS REQUENA

 

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