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FESTIVAL MARRAKECH 2018

Classé dans : CINEMA — 16 juillet, 2018 @ 10:43

FESTIVAL DE MARRAKECH 2018

 Dans un communiqué fin JUIN 2018   le conseil d’administration de la FONDATION  du festival international du film de MARRAKECH a annoncé la reprise du festival  du 30 NOVEMBRE au 8 Décembre 2018

J.PRODUCTIONS organise un séjour du 1 er au 8 DECEMBRE 2018 à l’hôtel les IDRISSIDES proche du palais des CONGRES

En cours de chiffrage par notre agence de VOYAGE « e.t.i »  (En pension complète vers 800€ à précise r départ  de Bordeaux)

Suite au mailing sur ce sujet  25  ADHERENTS sont déjà PRE-INSCRITS

Le site officiel du FESTIVAL n’est pas encore mis à jour seul un communiqué de presse a été publié

 Nous surveillons cette  mise à jour pour la réservation des accréditations qui en principe sont gratuites

Dés connaissances de ces éléments les adhérents préinscrits seront informés pour confirmation de leur venue

Préinscriptions, si ce n’est  déjà fait   :

j.production@orange.fr  /  lef.colli@wanadoo.fr

CRITIQUES Jean-Louis REQUENA

Classé dans : CINEMA — 16 juillet, 2018 @ 10:14

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Mary Shelley Film irlando-américain de Haifaa al-Mansour – 120’

 Londres 1814. Mary Godwin (Elle Fanning) est une jeune fille de 16 ans qui vit avec son père William Godwin (Stephen Dillane), écrivain politique réputé quoique désargenté, et sa belle mère Mary Jane Clairmont (Joanne Froggatt) et les enfants de celle-ci. Mary Godwin a perdu sa mère quelques jours après sa naissance en 1797 : elle a développé un fort sentiment de culpabilité. Elevée par son père dans le culte de la littérature, elle griffonne des textes hors de son domicile bruyant dans le cimetière de St. Pancras assise sur la tombe de sa mère. C’est une jeune femme jolie, romantique, exaltée, amoureuse des livres (elle le sera toute son existence), que rencontre dans la librairie de son père, un jeune poète Percy Bysshe Shelley (Douglas Booth).

 Elle en tombe rapidement amoureuse et sans hésitation décide de s’enfuir avec lui accompagnée de la fille aînée de sa belle mère : Claire Clairmont (Bel Powley). Le trio ainsi formé va vivre durant deux ans (1816 -1818) dans une Angleterre rigoriste, puis en Europe (France, Italie, Suisse, etc.) des aventures et mésaventures rocambolesques. Dans leurs pérégrinations, ils côtoient des personnages illustres qui comme eux, recherchent hors d’Angleterre la liberté, l’émancipation intellectuelle et physique : Lord Byron immense écrivain, (Tom Sturridge), le Docteur John William Polidori (Ben Hardy) chercheur en sciences occultes, etc. Stimulée par cette phalanstère intellectuelle, Mary Godwin devenue entre temps Mary Shelley par son mariage (décembre 1816) avec son amant, écrira son premier roman gothique : Frankenstein ou le Prométhée moderne qui sera édité en 1818 à Londres.

 Cette première publication sous son nom (d‘aucun pense que cet ouvrage est celui de son mari), inaugurera l’œuvre foisonnante, buissonnante, de Mary Shelley jusqu’à sa mort en février 1851 à l’âge de 53 ans.

 

Ce film du genre biopic, concentre fort heureusement, son propos sur deux années (1816 à 1818) de la vie mouvementée, c’est un euphémisme, de l’écrivain britannique Mary Shelley.

 

Haifaa al-Mansour (54 ans) est à ce jour l’unique réalisatrice saoudienne. En 2013 nous avions visionné son premier film Wadjda qui narrait l’histoire d’une petite fille saoudienne de douze ans cherchant à acquérir à tout prix un vélo gage de liberté (surveillée !) dans les rue de Riyad, capitale de l’Arabie Saoudite. Son premier long métrage tourné avec peu de moyens (financiers, techniques) nous est apparu comme autobiographique, comme nombre de premier film. Par petites touches malicieuses, il nous décrivait la place de la femme (mère, fille) dans cette société patriarcale où les femmes sont soumises au bon vouloir des hommes sous le fallacieux prétexte de « lois islamistes » : la Charia. Ce pays immensément riche par son sous-sol (le pétrole : aubaine et/ou malédiction) maintient contre vents et marées des us et coutumes de nomades bédouins enrichis.

 

Nous comprenons dès lors l’engagement de la réalisatrice saoudienne dans ce film à facture classique qui raconte la vie d’une femme écrivain du début de XIX ème siècle laquelle brise les codes de bonne conduite, et demeure jusqu’à la fin de sa courte et tumultueuse existence, ne vivant que de sa plume, une femme libre.

 

Haifaa al-Mansour jeune fille a suivi des études de littérature comparée à l’université américaine du Caire, puis des études cinématographiques à Sydney, Australie. C’est une femme de notre temps. De ce point de vue son deuxième film, cinq ans après son premier opus peut se percevoir comme un plaidoyer pro domo prenant appui sur une illustre féministe anglaise : Mary Shelley.

 

Un soin méticuleux a été apporté à la photo (David Ungaro), aux costumes, etc. Ce long métrage de 2 heures est certes un peu trop prévisible, un peu trop long, mais il peut se regarder comme une allégorie comparée de l’Angleterre enfin victorieuse du continent européen (victoire du 16 juin 1815 à Waterloo sur Napoléon) et maître des océans pour un siècle, et la péninsule arabique « baignant » dans le pétrole et dispersant ses pétrodollars dans l’économie-monde.

 Ce film sera projeté en France à partir du 8 août prochain.

Una Questione Privata Film Italo-Français de Paolo et Vittorio Taviani – 85’

 Piémont italien 1943. Un jeune homme armé, Milton (Luca Marinelli), dans un épais brouillard, s’approche d’une grande demeure aux volets clos. Soudain une femme surgit de la brume et l’invite à rentrer dans la belle demeure : c’est la gouvernante. La guerre a fait fuir les propriétaires qui sont partis vivre en ville. Flash back : Milton y a passé des moments heureux, délicieux, avec Fulvia (Valentina Bellè) et son ami Giorgio (Lorenzo Richelmy) en devisant, en écoutant des chansons de Judy Garland (Over the Rainbow). Sur une remarque de la gouvernante Milton comprend que Fulvia était probablement amoureuse du beau Giorgio grand blond à la virilité assurée. Dès lors Milton taraudé par la jalousie, part à la recherche de son ami lui aussi engagé chez les partisans qui combattent les fascistes de la République de Salo. Ceux-ci, à l’uniforme noir, sont surnommés les cafards.

 Au cour d’une embuscade tendue par les partisans aux « cafards », Giorgio a été fait prisonnier. Dans cette guerre civile italienne il n’y a pas de quartier : Giorgio va être torturé puis exécuté sommairement. Milton contre l’avis de ses chefs veut captiver un « cafard » pour l’échanger avec Giorgio avant que ce dernier soit mis à mort. Il veut savoir la véracité des sentiments entre Giorgio et Fulvia. Il est taraudé par la jalousie.

 Une course à la vie à la mort s’engage !

 En visionnant le film des frères Taviani, à la beauté visuelle irréprochable, nous étions certain de voir leur dernière œuvre. Ces frères qui réalisent des films depuis 1961 (Un homme à brûler) nous ont enchanté par leur production telle que Padre Padrone (Palme d’Or à Cannes – 1977, Président du jury Roberto Rossellini !), La Nuit de San Lorenzo (Prix du Jury au Festival de Cannes – 1982) et enfin César doit mourir (Ours d’Or à Berlin – 2012). Une pluie de récompenses (nous ne pouvons les citer toutes) a ruisselé sur ce couple de cinéastes étonnant par leur longévité cinématographique et l’extrême exigence de leurs œuvres. Ce sont les fils spirituels de Roberto Rossellini qui, comme leur maître, sont passionnés par la nature humaine dans sa complexité. Leurs œuvres sont traversées par cette croyance que l’homme, la femme, ont soif de liberté, sont libres de leurs destins, de leurs choix.

 

Le temps fait inexorablement son travail de lente destruction : Vittorio l’ainé (né en 1929) est mort en avril dernier à 88 ans et son cadet Paolo (né en 1931) a 86 ans. Leur dernier opus Una Questione Privata adaptation du roman de Beppe Fenoglio (1922 -1963) paru chez Gallimard en 1978 sous le titre « Une Affaire Personnelle et autres récits » (Collection Du Monde Entier) s’en ressent. Si les images où la brume, le brouillard épais estompant les personnages et les forêts du piémont sont superbes, le déroulement de l’intrigue manque de vigueur : les flash back ralentissent le récit qui aurait dû être haletant. La mise en scène est contemplative, le rythme lent avec quelques séquences rapides. Fort heureusement le film est court (85 minutes) ce qui n’est pas courant dans la production mondiale qui tangente ou dépasse les 120 minutes.

Le 19 ème et ultime long métrage des frères Taviani est dans la ligne que ceux-ci s’étaient tracé dès le début de leur carrière : exposer par le média cinéma, les problèmes intimes, sociaux, politiques de leur pays, l’Italie. Pour cela ils méritent, selon nous, toute notre admiration pour leur ténacité à produire des œuvres qui comptent dans un environnement économique, politique, peu propice à leur art.

 

Le cinéma italien, autrefois le plus puissant d’Europe après la Seconde Guerre Mondiale (400 films par an – 700 millions de spectateurs !) a sombré dès la fin des années 1980 dans une somnolence dont il ne s’est jamais réveillé (93 millions de spectateurs en 2017). Les Frères Taviani ont maintenu la flamme de la créativité en des temps difficiles.

 Alberto Giacometti, The Final Portrait

 Film britannique de Stanley Tucci – 94’

 Paris 1964. Alberto Giacometti (Geoffrey Rush) est à l’acmé de sa gloire artistique. Sculpteur, peintre reconnu, admiré pour son œuvre unique, sans concession à la mode du temps, il vit avec sa femme Annette (Sylvie Testut) épousée en 1949, dans une « caverne-atelier » sale, encombrée de sculptures en plâtre au 46 de la rue Hippolyte Maindron (Paris – Montparnasse). Il est instable, tourmenté, agité, fumeur impulsif, grand buveur. Sa vie privée est en capilotade. Il s’échappe de temps à autre de son atelier insalubre avec sa maitresse Caroline (Clémence Poésy), jeune femme de petite vertu. Sur les conseils de Pierre Matisse (James Faulkner) galeriste, marchand de Giacometti, fils d’Henri Matisse, un écrivain américain James Lord (Armie Hammer), son futur biographe, accepte de poser pour lui. Le talent de portraitiste exigeant qu’il a développé depuis la fin de la seconde guerre mondiale est légendaire : toutes les personnes de son entourage se sont assises sur une vieille chaise et ont patiemment attendu sans bouger, la création du maitre : Annette, Diego son frère, sa mère, des amis de passage, des connaissances célèbres ou pas (Jean-Paul Sartre, Jean Genet, Paul Eluard, George Bataille, etc.).

 La pose devait durer un après midi selon les quelques mots marmonnés par Giacometti. Ce dernier en pleine ébullition créative fait et défait le portrait de sorte que la séance de pose initiale s’étire sur dix huit autres !

 Le cinquième long métrage du metteur en scène américain Stanley Tucci, connu pour sa longue carrière d’acteur dans des films américains, est du genre biopic. C’est un genre a priori facile : filmer la vie d’un personnage célèbre. Les œuvres de ce genre particulier, très prisé des américains, sont dans leur immense majorité décevantes. Les vies édifiantes ou non passées au crible de l’écriture cinématographique sont d’un ennui mortel car le vécu de l’impétrant, se déroule d’une manière mécanique qui apparaît comme une suite logique de péripéties.

 Dans la vie courante, comme dans le 7ème art tout ce qui est prévisible est ennuyeux !

 Stanley Tucci, également scénariste de son dernier opus, a eu l’intelligence scénaristique de concentrer son récit sur quelques jours autour du même rituel : le portraituré s’assoit sur la chaise rapiécée, le peintre se place face à lui devant sa toile, puis furieux, jurant s’interrompt en maudissant son travail qu’il détruit méthodiquement à coup de brosses rageuses. La répétition de ce rituel avec quelques variantes et les brusques échappées hors « atelier-caserne » produit une « cadence » au film. Il est en quelque sorte ramassé sur lui-même et nous épargne les « scènes faibles » si courantes dans ce genre cinématographique.

 Pour ceux qui n’ont pas lu les biographies qui lui ont été consacrées (Yves Bonnefoy – Flammarion 1991. Véronique Wiesinger – Gallimard Découverte – 2007, etc.) ou visité une des nombreuses expositions consacrées à cet artiste étonnant, intemporel (ses œuvres ont radicalement muté entre l’avant guerre et l’après guerre), ce film en dépit d’une forme certes appliquée, avec de bons acteurs, des décors soignées (reconstitution de l’atelier « gourbi »), est une ouverture à la connaissance d’un artiste majeur du XX ème siècle.

Trois Visages Film iranien de Jafar Panahi – 100’

 

Images tremblées sur un téléphone portable : une jeune fille désespérée, Marziyeh, supplie son interlocutrice, la comédienne Behnaz Jafari, de venir à son secours. Elle va se suicider. Elle n’en peut plus : sa famille ne veut pas qu’elle aille au conservatoire de Téhéran où elle vient de réussir son examen d’entrée. Behnaz Jafari paniquée par le visionnage de la courte et violente vidéo, demande à son ami le réalisateur Jafar Panahi, de l’emmener dans le village reculé, à la frontière nord-ouest de l’Iran, en province Azéri, afin tenter de ramener Marziyeh à la raison en espérant qu’entre temps celle-ci ne se soit pas supprimée.

 Après une longue nuit stressante, angoissante quand au sort de la jeune Marziyeh, ils arrivent au petit jour dans le village azéri. Ils s’interrogent : est-elle morte, déjà enterrée par la famille ou vivante cachée quelque part ? L’accueil dans le village est d’abord chaleureux car Behnaz Jafari est très connue grâce à son feuilleton diffusé par la télévision iranienne. Les villageois, loin de tout, délaissés, pensent que celle-ci va leur amener un confort qu’ils n’ont pas : eau, électricité, gaz, etc. Un habitant annonce aux arrivants « ici il y a plus de paraboles que d’habitants ! ». Leur enquête commence auprès des villageois qui se détournent d’eux dès qu’ils comprennent que le couple recherche Marziyeh qui veut faire « la saltimbanque ». Le « grand frère » de la famille se montre agressif. Leur recherche semble vouée à l’échec.

 C’est toute une communauté ancestrale, patriarcale, qui se dresse contre les intrus tout en manifestant un grand sens de l’hospitalité à force de thés et de petits gâteaux.

 A partir de ce simple fait divers, quasi policier, Jafar Panahi et son actrice Behnaz Jafari, dressent un portrait sans concession mais cocasse d’une province (Azéri turcophone) à la frontière de l’Azerbaïdjan. La recherche de Marziyeh, morte ou vivante, sert de fil rouge et génère de longues scènes ou tout le poids des traditions, us et coutumes millénaires, perfuse dans les échanges entre les deux citadins et les villageois. Sous une forme cinématographique en apparence simple (caméra numérique, son direct, plans séquences) avec une petite équipe de tournage, Jafar Panahi comme dans son précèdent film Taxi Téhéran (2015 – 600.000 entrées France !) déploie sa malice, son humour « Keatonien » (rester impassible) . Il observe le microcosme paysan mais ne le juge pas.

 Jafar Panahi (58 ans) depuis sa condamnation de 2011 ne peut plus sortir d’Iran. Toutefois, il continue de ruser avec les autorités iraniennes afin de tourner dans des conditions rocambolesques, de longs métrages : pas de scénario soumis à la censure, fausse équipe de tournage qui sert de leurre, rapidité du tournage (moins d’un mois pour son dernier opus !). Celui-ci est son quatrième depuis sa condamnation en 2010. Entre temps il nous a proposé : Ceci n’est pas un film (2011), Pardé (2013 – Ours d’Agent du meilleur scénario à Berlin), Taxi Téhéran (2015 – Ours d’Or à Berlin) et enfin Trois Visages (2018 – Prix du scénario au Festival de Cannes).

 Jafar Panahi, ancien assistant d’Abbas Kiarostami (1940 -2016) fait partie de cette « nouvelle vague iranienne » qui depuis dix ans nous offre des films d’une maîtrise formelle et d’une densité scénaristique que nous leur envions. Elle traite, au cœur même d’un état théocratique, la République Islamique, des sujets de société d’une manière indirecte décrivant ainsi les rouages grotesques, pervers de cette dernière. C’est au-delà du courage intellectuel car ici, la forme documentaire hilarante du film n’est pas faite pour plaire aux ayatollahs qui dirigent ce grand pays qu’est l’Iran. L’humour, gage de culture, et donc de tolérance, n’est pas à proprement parler leur point fort.

 Aussi nous admirons le fait que, nonobstant un faisceaux de contraintes de tous ordres (bureaucratiques, judiciaires, théologiques, etc.), des cinéastes de la trempe de Jafar Panahi et d’autres, maintiennent haut le pavillon du 7ème art comme instrument inaliénable du partage, de l’altérité, et donc de la connaissance de l’autre.

 

Le dernier long métrage de Jafar Panahi, au budget ridiculement bas (équipe réduite, acteurs sans cachets, etc.) est une bulle d’intelligence, de fraicheur et d’audace dans un univers, le cinéma, où l’argent roi règne presque sans partage.

JEANLOUIS  REQUENA

 

 

MOSTRA VENISE 2018

Classé dans : CINEMA — 16 juillet, 2018 @ 10:00

Quinze adhérents assisterons a cette MOSTRA  du  31/08 au 06/09 -2018

Les accréditations sont réservées

Des nouvelles à notre retour

 

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