J.PRODUCTIONS

Bienvenue sur le blog de L’Association

Daniele GEORGE EXPOSE

Classé dans : Non classé — 19 mars, 2017 @ 6:10

Dans le cadre du « Deuxième SALON des AUTEURS LIBRES » Danielle George membre du bureau

de J.PRODUCTIONS expose ses photos.

Salle Saint AUGUSTIN BORDEAUX – « Tram A St Augustin cites 41 Eglise St Augustin « 

Consultez l’affiche ci-dessous.

Nous vous rappelons que dans le cadre de son Association  « ANIMATRIX » Danielle organise des

stages d’initiation à la photo.(notamment sur le Bassin d’ARCACHON) Contact :

jproduction2@orange.fr

AFFICHE_EXPO_DGEOGE

 

CONFERENCE JLR REQUENA

Classé dans : CINEMA — 19 mars, 2017 @ 5:50

Le Premier AVRIL  Jean Louis REQUENA clôture son cycle de conférence sur le

WESTERN

« Du WESTERN SPAGUETTI au NOUVEAU WESTERN »

Salle LESCOURE 15 H LACANAU OCEAN

L’affiche ci-dessous vous en précise le détail

AFFICHE_JLR

CRITIQUES DE FILMS Jean Louis REQUENA

Classé dans : CINEMA — 5 octobre, 2016 @ 4:00

REQUENA Jean-Louis

 

Lumière ! L’aventure commence

 Film français composé et commenté par Thierry FREMAUX – 91’

 En 1895, sous l’injonction de leur père Antoine, important industriel lyonnais, les frères LUMIERE, Auguste (1862-1954) et Louis (1864-1948) inventent, après de fiévreuses recherches, le Cinématographe. La première projection « grand public » à entrées payantes (1 franc !), a lieu à Paris le 28 décembre 1995, salon Indien du Grand Café, boulevard des Capucines. Première séance : 33 spectateurs éblouis dont Georges MELIES qui propose immédiatement d’acheter l’appareil de projection pour 10.000 francs or ! Refus poli d’Antoine, seul présent à cette séance, ses fils sont restés à Lyon.

 Le Cinématographe (du grec étymologiquement : écriture en mouvement) « invention sans avenir » était né ! L’appareil est une caisse en bois, sans viseur, qui permet trois opérations : filmer, développer et projeter. Un trois en un !

L’Institut LUMIERE de Lyon, dirigé par Bertrand TAVERNIER, a eu pour les 120 ans de cette invention (1895 – 2015) la générosité d’offrir au public un montage d’une centaine de courts métrages de 40 à 50 secondes issus du catalogue LUMIERE. Celui-ci comprenait 1.422 films produits par les opérateurs parcourant durant 10 ans le vaste monde (1895 –1905). Ces images restaurées sont stupéfiantes de beauté et, déjà, d’intelligence cinématographique.

 En effet les films muets sur l’écran, mais très rapidement sonorisés en salle par un pianiste, ne serait ce que pour couvrir le bruit du projecteur actionné à la manivelle, les bavardages des spectateurs (une calamité toujours d’actualité !) ont sombré dans l’oubli, se sont détérioré (copies nitrate) ou pire ont été détruits. Les films que nous voyions auparavant, dans « les étranges lucarnes » étaient de qualité médiocre (contretype), défilant à la mauvaise vitesse (24/25 images pour 16/18 images seconde !). Aussi, nous ne connaissions que la démarche tressautante de Charlot. Tous les mouvements sont accélérés ! L’Institut LUMIERE a restauré ces incunables cinématographiques dans leur vérité originelle.

 Le film, en une heure et demi et 11 chapitres amusants, avec un commentaire précis de Thierry FREMAUX, passe comme un enchantement. Il nous immerge dans l’aube du XX ème siècle à chapeaux et crinolines.

 Nous avons assisté à un phénomène rare : à la fin du film les spectateurs ont spontanément applaudi ! Le cinéma c’est avant tout de l’émotion, ici ravivé par les ombres charmantes du passé.

Moonlight

 Film américain de Barry JENKINS – 111’

Moonlight arrive chez nous précédé d’une réputation sensationnelle. Nous ne connaissons pas son metteur en scène et scénariste, Barry JENKINS, qui nous propose ici son deuxième film (le premier n’a pas été distribué en France) adapté d’une pièce de théâtre : Sous la lune, les garçons noirs ont l’air bleu.

 Années 1980, dans un misérable quartier de Miami gangrené par le trafic de stupéfiant, une mère drogué vit avec son enfant Shiron. Nous suivons le parcours de Shiron, enfant chétif, puis adolescent et enfin jeune adulte. La transformation physique, il devient à son tour dealer et tres costaud se double d’une transformation psychologique : Il finit, en retrouvant un fugace compagnon de jeunesse et d’initiation, Kevin, par accepter son homosexualité. Ce long métrage sensible et taiseux, peu de dialogues, Shiron est mutique, aurait pu nous accabler de tous les clichés convenus sur le sujet. Barry JENKINS évite adroitement toutes les situations attendues, les apitoiements, les scènes lacrymales, et  fait montre d’un talent narratif : nous sommes enveloppes dans un rythme filmique lent qui ralentit l’action avant une conclusion soudaine. C’est du grand art tout en surprise !

 Il y a quelques jours à Los Angeles, Moonlight a obtenu l’Oscar du meilleur film, la plus haute récompense, après un épisode tragi-comique qui a fait par erreur décernée dans un premier temps ce prix prestigieux à La La Land. Ce n’est que justice ! Ce long métrage mérite une seconde carrière en France ou il a été distribué parcimonieusement.

Loving

 Film américain de Jeff NICHOLS – 123’

 Etats-Unis, Virginie 1958 : Mildred et Richard LOVING s’aiment et décident à la grossesse de Mildred, de se marier. C’est un couple interracial : Mildred est noire et Richard est blanc et même blond ! Dans l’Amérique du Président Dwight D. EISENHOWER (1953 – 1961), la Virginie état clef dans la Guerre de Sécession (1861 -1865) avec sa capitale des Confédérés, Richmond, est ségrégationniste. Les amoureux décident donc de s’unir dans un état voisin puis de revenir vivre paisiblement en Virginie. Dénoncés, ils sont emprisonnés pour violation des lois raciales en vigueur dans cet état. Ils sont relaxés sous conditions probatoires (un an de prison ferme s’ils ne s’exilent pas dans un autre état), et restent toujours sous l’œil de la « justice virginienne ».

 A partir de cette histoire vraie, un documentaire poignant a été produit en 2011 (The Loving Story par Nancy BURISKI). Jeff NICHOLS a repris la trame de ce drame humain si proche de nous, et qui semble pourtant d’un autre âge : l’intolérance à la mixité raciale. Le tour de force de ce long métrage attachant est que le réalisateur et scénariste focalise son propos sur les deux personnages principaux, Mildred (Ruth NEGGA, frémissante), et Richard (Joël EDGERTON, taiseux) qui vivent leur amour intense au quotidien entourés de la famille proche, aimante, et de quelques amis. Jeff NICHOLS évite adroitement le film de procès, spécialité américaine, qui permet aux protagonistes de développer leurs arguments au cours de longs débats judiciaires. Ici rien de cela, les avocats des Droits Civiques, caricaturaux, cherchent la faille juridique dans les lois ségrégationniste de l’état de Virginie pour avoir accès à la Cour Suprême des Etats-Unis et y plaider. Mais ces scènes restent périphériques au regard de la famille Loving qui transite d’un lieu à un autre au gré de l’agrandissement de leur famille, trois enfants sont nés, et de la durée de la procédure : 15 ans !

 Ce nouveau long métrage de Jeff NICHOLS (38 ans !) après ses films Mud (2013), Midnight Spécial (2015), en sélection officielle au dernier Festival de Cannes ou il est revenu bredouille (mystérieuse décision du jury présidé en 2016 par George MILLER lequel a préféré donner la Palme d’Or à Moi, Daniel BLAKE du vieux briscard Ken LOACH !), démontre à l’évidence la vitalité du cinéma indépendant américain (Moonlight  de Barry JENKINS, American Honey d’Andréa ARNOLD, Prix du Jury au Festival de Cannes, déjà en salle, Fences de Denzel WASHINGTON bientôt sur nos écrans).

 Ce film poignant, d’une apparente simplicité narrative, filmique, au plus près de la vérité humaine, loin de tout effet, montre la pugnacité du cinéma indépendant américain, alternative heureuse à la confondante stupidité des « blockbusters » qui vampirisent nos salles obscures.

 The Lost City of Z

 

 Film américain de James GRAY – 140’

 

 Angleterre 1906 : Percy FAWCETT (Charlie HUNNAM) est un officier britannique admiré par ses hommes, mais snobé par ses pairs nobliaux, car il pâtit, dans sa carrière de ses antécédents familiaux douteux. Avec sa femme Nina (Sienna MILLER) qui attend un enfant, il ronge son frein dans d’obscures tâches militaires. Contre toute attente, la prestigieuse Société Géographique Royale D’Angleterre lui propose de partir en Amazonie afin de cartographier la frontière incertaine qui sépare le Brésil de la Bolivie.

 

 Aidé de son assistant Henry COSTIN (Robert PATTINSON, barbu, méconnaissable), d’un guide indien et de quelques aides, il s’enfonce lentement en arpenteur dans la forêt amazonienne A partir de quelques débris de poteries, de bas reliefs maladroits, il se persuade d’avoir découvert une cité disparue qu’il appelle, faute de mieux, Z. Dès cet instant Percy FAWCETT devient un explorateur habité par la recherche de cette cité perdue, son graal. Il ne monte pas moins, dans des conditions précaires, trois expéditions à partir de l’Angleterre avec entre, la participation à l’effroyable parenthèse de la première guerre mondiale dans les plaines meurtrières de la Somme, en terre Française.

 

Pour son sixième film, James GRAY, new-yorkais de naissance s’éloigne de ses derniers films urbains (La Nuit nous appartient – 2007, Two Lovers – 2008, The Immigrant – 2013) ou il excellait pour s ‘enfoncer lui aussi dans la forêt hostile peuplée de d’animaux redoutables, serpents, panthères, de tribus indéchiffrables, mais structurées, hors des codes culturels européens, tantôt amies tantôt hostiles.

 

 Réalisateur et scénariste James GRAY, s’inspirant du livre de David GRANN narrant la véritable histoire de Percy FAWCETT, cette quête incessante sur près de vingt ans (1906 – 1925), réussit son pari de nous absorber dans son récit réaliste (l’Angleterre), poétique (l’Amazonie) au frontière du fantastique. Les références cinématographiques sont là (Aguirre, la Colère de Dieu – 1972, Apocalypse, now – 1979) mais guère pesantes. James GRAY a trouvé la bonne tonalité pour son sixième long métrage réalisé dans des conditions matérielles difficiles. Il faut saluer, à tout égard, la formidable photographie de Darius KHONDJI, chef opérateur franco-iranien très demandé aux Etats-Unis (Woody ALLEN, Gus Van SANT, etc.).

 

 En 2h20, le film vous entraine du monde codé, hiérarchisé de la bonne société anglaise, post-victorienne, à l’obscurité de la forêt, au bouillonnement des cours d’eau, à la boue des tranchées, à la nuit fantastique, au pandémonium.

 

 Jean-Louis REQUENA

 

 

 

 

 

 

 

 

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