J.PRODUCTIONS

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MOSTRA VENISE 2016

Classé dans : Non classé — 24 février, 2017 @ 5:10

URGENT

Le  stage de J.PRODUCTIONS à la  MOSTRA  de VENISE 2017 se déroulera du 2 au 9 SEPTEMBRE 2017.

Outre la Mostra  vous pourrez assister a la BIENNALE des ARTS et à la REGATA STORICA.

Les conditions du séjour vous sont précisées ci-dessous.

NOUS VOUS RAPPELONS L URGENCE DE L INSCRIPTION COMPTE TENU DES DELAIS DE RESERVATION EN RAISON DE LA FREQUENTATION TOURISTIQUE DE PLUS ENPLUS IMPORTANTE-   (CLOTUR E LE 5 MARS)

VENISE 2017 p 2 & 3 VENISE 2017 p 1 & 4

CRITIQUES DE FILMS Jean Louis REQUENA

Classé dans : CINEMA — 5 octobre, 2016 @ 4:00

REQUENA Jean-Louis

NERUDA

Film chilien de Pablo LARRAIN – 108’

 Le genre cinématographique « biopic », récit filmique de la vie d’un personnage, est par essence difficile à produire d’une manière satisfaisante. Ce peut-être une succession de clichés, de platitudes, de temporalités restreintes (ellipses) qui donnent une image idéale, voire idéaliste du personnage. Dans ce film du chilien Pablo LARRAIN, rien de tout cela. Le cinéaste et son scénariste, Guillermo CALDERON, se sont joués de tous les pièges, somme toute évitables, de ce genre cinématographique en vogue.

 A cet égard, la scène d’ouverture est édifiante. Elle se passe en 1948 dans les toilettes, luxueuses, du sénat chilien après que Pablo NERUDA (Luis GNECCO) ai prononcé un discours virulent, inspiré du « J’accuse » d’Emile ZOLA, attaquant le nouveau président de la république chilienne, Gabriel Gonzalez VIDELA qu’il a contribué, lui sénateur communiste, à porter au pouvoir. La richesse des échanges verbaux dans ce lieu à la fois naturel et incongru, où les protagonistes s’invectivent tout en vacants à leurs besoins naturels, à se toiletter, à boire des alcools, et grignoter des sandwichs donne immédiatement la tonalité du film. Le président du Chili prend alors la décision de jeter NERUDA en prison. Dès lors intervient une voix off qui commente toutes les actions que le poète communiste, déjà universellement connu, fait pour s’échapper du Chili par la Cordillère des Andes. Ce long métrage est à la fois, un thriller politique, un road movie, et un conte fantastique. La traque est menée par un policier tenace, OscarPELUCHONNEAU (Gaël GARCIA BERNAL) aussi différent que possible du poète. Quelle est la véritable identité de cet improbable policier. C’est un jeu Borgésien sur l’altérité : Qui est l’autre, un second moi-même ?

 Le film est construit comme un roman labyrinthique sorti du cerveau de Pablo NERUDA. Ce dernier, peu à son avantage, se montre dans de nombreux déguisements, des accoutrements grotesques dans des lieux insolites, dans des jeux verbaux, poursuivi, mais toujours en retard, par le policier Oscar PELUCHONNEAU. Celui-ci avide de revanche sociale, semble être une pure créature Nérudienne.

 L’année passée nous avons eu la confirmation du réveil d’un grand cinéma latino américain avec des films tels que : L’Etreinte du serpent du colombienCiro GUERRA, Aquarius du brésilien Kléber Mendoça FILHO, Ixcanul du guatémaltèque Jayro BUSTAMENTE.

 Pablo LARRAIN (né en 1976), malgré sa courte filmographie (6 longs métrages à ce jour) montre dans ce film une virtuosité tant narrative que visuelle après nous avoir épaté avec ses deux précédents films : NO (2013) et EL CLUB (2015). Il a réalisé peu après NERUDA, un film dans les studios parisien de Luc BESSON, avec Nathalie PORTMAN Jackie sur les quelques jours qui ont suivi l’assassinat de John F. KENNEDY à Dallas. Ce film a été présenté à la Mostra de Venise en 2016.

 C’est, à n’en pas douter, un jeune réalisateur latino américain prometteur qu’il faudra suivre.

 Harmonium (Fuchi ni tatsu)

 Film japonais de Kôji FUKADA – 118’

 Dans une petite ville de banlieue indéfinissable qui semble vide de ses habitants, Toshio (Kanji FURUTACHI) vit paisiblement avec son épouse Akié (Mariko TSUTSUI) et sa jeune fille Hotaru (Kana MAHIRO). C’est un couple d’artisans en mécanique de précision, modeste sans histoire, terne. Surgit tout à coup dans cet univers banal très bien décrit par une mise en scène subtile, Yasaka (Tadanobu ASANO) un homme en chemise blanche, taiseux. Toshio, contre toute attente l’engage dans son atelier et lui offre sans en informer sa femme, le gite et le couvert. Yasaka, peu à peu s’immisce dans la vie de ce ménage sans histoire. Il donne des leçons d’harmonium à la jeune fille Hotaru et finit par troubler quelque peu la mère, Akié, pourtant confite en dévotion.

 Quel est le lourd secret qui lie les deux hommes qui ont un passé commun?

 Insensiblement, par petites touches, le film glisse vers le thriller fantastique après que la jeune fille ait été mystérieusement agressée. Nous découvrons dans un univers familial devenu névrotique, Akié compulsive suite à l’agression de sa fille, Hotaru, restée lourdement handicapée.

 Le jeune réalisateur, Kôji FUKADA (36 ans) démontre dans le deuxième long métrage que nous visionnons après Au revoir l’été (Hotori no sakuko – 2013) une direction d’acteurs étonnante, un sens du récit filmique à partir d’images volontairement neutres qui instillent un malaise.

Au dernier Festival de Cannes, le film a été récompensé par le prix du Jury dans la section Un Certain Regard, antichambre de la Sélection Officielle.

Jackie

 Film de Pablo LARRAIN (Chili, Etats-Unis, France) – 100’

 Au début de cette nouvelle année, nous avons salué avec enthousiasme le magnifique « biopic » Neruda, réalisé par le chilien Pablo LARRAIN sur un épisode de la vie aventureuse de son compatriote. Cet opus, pétri d’intelligence narrative, visuelle, est suivi d’un nouveau long métrage réalisé immédiatement après le précédent ce qui fait que ces deux films de ce jeune réalisateur (40 ans !) sortent sur nos écrans en un mois !

 Le 22 novembre 1963 est une date a jamais inscrite dans nos mémoires : c’est celle de l’assassinat du Président John F. KENNEDY à Dallas, Texas, au côté de sa femme dans la limousine décapotable du gouverneur. Toutes ces images ont été vues en boucle sur tous les supports possibles depuis un plus d’un demi-siècle. Qu ‘ajouter de plus ?

 Nous avons visionné ce film à la 73 ème MOSTRA de Venise en craignant d’avance, une simple illustration du sujet, rupture importante dans l’histoire des Etats-Unis. Grave erreur !

 A nouveau Pablo LARRAIN s’adossant à l’excellent scénario de Noah OPPENHEIM évite tous les poncifs inhérents à ce genre cinématographique poussiéreux qu’est la biographie raisonnée d’un personnage. Le film se déroule entre l’assassinat et la cérémonie d’enterrement au cimetière militaire d’Arlington, près de Washington D.C. Mais entre ses deux temps forts, éloignés de quelques jours, surviennent des flash-back antérieurs et postérieurs au drame qui éclairent la personnalité complexe, mystérieuse de Jackie KENNEDY. Cette virtuosité narrative magnifiée par le travail du chef opérateur français Stéphane FONTAINE est digne de toute notre gratitude. Le film se déploie comme une mosaïque d’émotions contradictoires mettant en présence/absence les protagonistes de cette douloureuse histoire : le frère du Président assassiné, Robert, le nouveau Président Lyndon JOHNSON et sa suite, les gardes corps, un prêtre, un journaliste, la foule solitaire ou anonyme. Jackie, merveilleusement interprétée par Natalie PORTMAN, démontre sa fragilité, ses doutes, sa pugnacité dans une Maison Blanche à la fois vide et déjà trop pleine des futurs locataires. Elle a la volonté de forger la légende de son mari, pour lequel elle exige des funérailles sur le modèle de celles d’Abraham LINCOLN (avril 1865).

 Ce film impressionnant est un véritable tour de force réalisé grâce aux talents conjugués du metteur en scène chilien, Pablo LARRAIN qui a pris la production en cours de l’américain Darren ARANOFSKY, de l’ingénierie française (studios, matériels, décors, intendance, etc.). Le film pour toute sa partie (importante) décors intérieurs (Maison Blanche) a été tourné aux studios de Luc BESSON en Seine Saint-Denis (Chef décorateur Jean RABASSE).

 Après avoir remporté à la 73 ème MOSTRA de Venise le prix du scénario, ce film à paternité multiple (Chili, Etats-Unis, France) concourt aux Oscars de Los Angeles dans les catégories : Meilleure actrice, Nathalie PORTMAN, Meilleure Musique, Mica LEVI, meilleur costume, Madeline FONTAINE. Ce n’est que justice !

 Jean- Louis REQUENA

 

MOSTRA 2016 CRITIQUES D’ANNIE FONTES

Classé dans : Non classé — 5 octobre, 2016 @ 3:51

FONTES Annie pour blog

Annie Fontes a vu :                    

      

            Le Festival « CINE SANS FRONTIERE » à ARCACHON du 3 au 12 Février 2017

 

        Le Festival « Ciné sans frontières » vient de se dérouler à ARCACHON du 3 au 12 Février.

C’est la 7ème édition de ces rencontres entre les « Cinémas du Monde ». La production est venue essentiellement d’Amérique du Sud, d’Espagne, d’Italie et des Pays de l’Est. 10 films étaient en compétition.

Les films que j’ai pu voir portaient sur l’histoire de leur pays en décrivant des évènements pas toujours glorieux mais bien représentatifs d’une époque.

COLONIA DIGNIDAD de FLORIAN GALLENBERGER (2016) nous fait entrer, au Chili, par le biais d’un couple d’allemands opposant à Pinochet et incarcéré dans ce lieu dirigé par un ancien nazi. On y découvre le monde infernal de la répression, de l’humiliation, de la manipulation.

Ce Centre a fonctionné jusqu’en 1998.

C’est un très bon film, difficile à appréhender. Il a obtenu le 1er prix ex aequo du public.

 Un film libanais de VATCHE BOULGHOURJIAN, TRAMONTANE, où un jeune musicien aveugle apprend à la faveur d’une demande de passeport qu’il n’est pas le fils de ses parents.

La recherche de son passé le conduit à remonter l’histoire de son pays jusqu’à celle de son village natal. Il rencontre un couple âgé, sans doute ses grands-parents qui lui apprennent que « seul Dieu connaît la vérité », donc il ne faut pas chercher plus avant.

Film humaniste et religieux qui rappelle fortement « Incendies » de Denis Villeneuve.

 Ces dictatures laissent des traces et des exemples ; C’est EL CLAN de PABLO TRAPERO –film argentin- où le patriarche manipule sa famille qui vit de kidnappings et de rançons.

 Et on part en Espagne pour rencontrer le monde des prostituées de mère en fille et la vie d’un immeuble populaire de Madrid qui abrite les personnages pittoresques de la rue. C’est la PUERTA ABIERTA de MARINA SERESESKY, réalisatrice argentine. C’est une comédie triste , sociale et émouvante, pleine d’humanité et de rude tendresse. L’actrice principale Carmen  MACHI, est laide, courageuse et discrète face à sa mère, monstre d’égoïsme.

Ce film partage le 1er prix du Public ex-aequo avec LA COLONIA.

 Le 3ème prix a été attribué à « MANDARINES », film géorgien de ZAZA URUSHADZA, qui est  estonien. Il vit en Abkhazie, province de Géorgie déchirée par la guerre récente. Il construit des caisses pour récolter les mandarines de son ami et voisin Markus, estonien comme lui. Il recueille Ahmed, un mercenaire tchétchène musulman et Niko, soldat géorgien orthodoxe, tous deux blessés. Au fil de leur guérison, et grâce à la bienveillance, à la tolérance d’Yvon, ils vont s’accepter,  se parler sans s’entretuer. Mais la guerre finit par rattraper ce hameau isolé ; Markus et Niko vont y laisser leur vie. La construction est simple, la végétation riche, les mandariniers couverts de fruits murs, font un îlot préservé. Il n’y a pas de prouesses cinématographiques mais le scénario est riche et le jeu des acteurs convaincant.

 REMEMBER d’ATOM EGOYAN a beaucoup surpris par son sujet et son originalité de traitement. C’est un thriller interprété par un trio d’acteurs plus très jeunes et toujours remarquables : CHRISTOPHER PLUMMER, MARTIN LANDAU, BRUNO GANZ.

Il s’agit de la vengeance par procuration d’un ancien d’Auschwitz sur des officiers nazis vivant entre le Canada et le Nevada… Le suspense tient en haleine tout au long du film jusqu’à la fin surprenante et terrible.

En 5ème position ex aequo, le public a choisi NOCES de STEPHAN STRECKER, également primé au Festival du Film d’Histoire et LOVING de JEFF NICHOLS, présenté aussi à ce même festival.

Dans ces deux films, on parle « mariage » : Noces dans une famille belgo-pakistanaise qui doit maintenir coûte que coûte la tradition du mariage arrangé, qui se transforme en tragédie grecque.

LOVING, patronyme de Richard et Mildred qui, en 1958, veulent se marier et vivre en Virginie, là où la ségrégation interdit et emprisonne les couples mixtes. Leur combat durera 10 ans et un arrêt de la Cour Suprême des Etats-Unis abolira les lois raciales concernant les mariages.

C’est un film touchant et juste.

 CINE SANS FRONTIERES a proposé aussi le 1er long métrage d’un jeune réalisateur irlandais, MARK NOOMAN, YOU’RE UGLY TOO. Histoire de Stacey et de son oncle Will, mal partis dans la vie. Will sort de prison afin de s’occuper de Stacey qui vient de perdre sa mère. Les rapports entre eux ne sont pas faciles. Elle a 11 ans et se comporte avec rudesse, comme les adolescentes de son âge et en même temps, elle est un peu la mère de son oncle qu’elle interroge et protège à la fois. C’est un film humaniste sur la misère du temps, des personnes. Le film ne juge pas, il décrit et chacun porte son avis.

 L’aventure de THEEB, un bédouin de 10 ans, à travers le magnifique désert jordanien a clôturé le Festival. Le film de NAJI ABU NOWAR, montre comment, à travers l’épreuve, de la mort, de la cupidité, un jeune garçon imprégné des traditions de sa tribu, va devenir un chef à l’image de son frère et de son père respectés.

Ce Festival, c’était quelques jours de vrais plaisirs de cinéma.

 

 

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