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Deces de Nathalie BOUCHER-MUNIER

Classé dans : CINEMA — 20 janvier, 2017 @ 5:17

Un bien triste nouvelle: Nathalie BOUCHER-MUNIER est décédée cette semaine.

Nous ne l’entendrons plus, nous ne la verrons plus, nous ne l’oublierons pas!

Jolie femme cultivée, passionnée de Cinéma et de littérature, elle nous laisse le grand regret de ne pas l’avoir suffisamment connue

Nous mêmes garderons un très bon souvenir de notre amie, bien trop tôt disparue.

 Quelques souvenirs de NATHALIE

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CRITIQUES DE FILMS Jean Louis REQUENA

Classé dans : CINEMA — 5 octobre, 2016 @ 4:00

REQUENA Jean-Louis

 

Fais de Beaux Rêves

 

 Film italien de Marco BELLOCCHIO – 130’

 

 L’année nouvelle vient tout juste de commencer, mais nous avons déjà, grâce au CNC (Centre National du Cinéma et de l’Image animée) les chiffres de fréquentation des salles obscures en France : 213 millions de billets ont été vendu en 2016, soit le meilleur chiffre depuis 2011, le deuxième depuis cinquante ans ! Le cinéma américain occupe toujours la première place avec 52,6% de part de marché, le cinéma français la seconde avec 35,3%. Le solde, non négligeable 12,1%, se répartit entre le cinéma européen (italien, anglais, espagnol, etc.) et mondial (Amérique latine, Corée du sud, Japon, etc.). Quantitativement le cinéma français en terme de production (220 longs métrages approximativement) et d’exploitation (5.500 écrans) se porte fort bien. Qualitativement… mais ne soyons pas grincheux en ce début de nouvelle année !

 

 Depuis Vincere (2009), injustement oublié au palmarès du Festival de Cannes cette année là, nous avons perdu Marco BELLOCCHIO (77 ans !) grand metteur en scène italien. Dès son premier film, Les Poings dans les Poches (1965), cinquante ans déjà, sur un sujet proche, les liens familiaux, il nous avait balancé un uppercut à l’estomac.

 

 Turin, 1969, Massimo (Valério MASTRADEA) un enfant de neuf ans, vivant dans un grand appartement sinistre, perd sa mère mystérieusement. Que s’est-il réellement passé ? Quel secret est masqué par le roman familial raconté à Massimo? L’appartement familial regorge de meubles, de bibelots, de livres. Bien longtemps après, Massimo quarantenaire, à la mort de son père taiseux, livre aux déménageurs ces encombrants objets qui envahissent son espace matriciel, et brouillent sa recherche de la vérité. Entre ces deux moments, Massimo devient journaliste d’abord sportif (son père est un tifosi de l’équipe de football turinoise), puis grand reporter (guerre des Balkans) et enfin sous-directeur du grand journal du nord de l’Italie : La Stampa. Le récit filmique n’est pas linéaire et s’adresse à l’intelligence du spectateur. C’est une forme de puzzle qui astucieusement, pour pas nous égarer, s’appuie sur des « petits faits réels » : La télévision en noir et blanc (diffusion du feuilleton français Belphégor, grand succès à la télévision italienne), des guerres balkaniques (en couleur), des problèmes de diffusion des quotidiens (La Stampa), etc. Massimo, est balloté dans ce kaléidoscope à la recherche de la vérité, mais la veut-il vraiment ?

 

 Ce film est une adaptation par trois scénaristes (réalisateur compris), du livre autobiographique de Massimo GRAMELLINI (Fai Bei Sogni – 2012) qui a eu un grand retentissement dans son pays, et fort peu en France (Robert LAFFONT – 2013). Le dernier long métrage d’un vieux maître italien, toujours détonnant, mérite toute notre attention. C’est de surcroît, une bonne action de soutenir la production cinématographique de notre voisin transalpin qui en a bien besoin, le cinéma italien, à rebours du nôtre, étant en déliquescence

Manchester by the Sea

 Film américain de Kenneth LONERGAN – 138’

 Les grands studios hollywoodiens nous bombardent à longueur d’années, de monstrueux « blockbusters » lesquels nous proposent un déluge d’images de synthèse, de sons stridents, le tout sans grand intérêt. Leur but étant de nous mettre dans un état tel qu’il favorise la consommation de confiseries bas de gamme et d’eau fortement sucrée ! Inutile de citer les marques, nous les connaissons toutes.

 Au milieu de ce déferlement (plus de 300 films américains cette année !), un bijou du cinéma indépendant dont la finalité est de nous conter, au mieux, une histoire tragique de faute et de rédemption. C’est biblique, mais c’est magnifique. Lee CHANDLER (Casey AFFLECK) est homme à tout faire, électricien, plombier, concierge, dans une copropriété chic de la ville de Boston (Massachussetts), éloigné de sa bourgade natale, Manchester by the Sea où un drame l’a brisé. Il apparaît comme, solitaire, éteint, rongé de l’intérieur avec de brusques accès de violence gratuite. Joé (Kyle CHANDLER), son frère aîné, pêcheur de son état à Manchester by the Sea, petite ville balnéaire proche de Boston, souffre d’une insuffisance cardiaque chronique. Il meurt brusquement. Joé avait rédigé en bonne et due forme, devant notaire avant son décès, un testament qui fait de son frère Lee le tuteur de son jeune fils immature, Patrick (Lucas HEDGJES). Cette histoire simple, en apparence, est totalement déconstruite dans ce long métrage parsemé de nombreux flashbacks, visuels ou/et auditifs, portés par une superbe image due au chef opérateur Jody Lee LIPES, et les musiques de HAENDEL (Le Messie), Jean-Sébastien BACH (des cantates) et même Jules MASSENET (Chérubin).

 Le metteur en scène Kenneth LONERGAN, dramaturge de son état, est ici également scénariste ce qui en général est préjudiciable à la qualité d’un film (les exemples abondent : scénario faible couplé à une mise en image besogneuse). Kenneth LONERGAN montre ici une maîtrise étonnante, dans le récit filmique, eu égard à son peu d’expérience : c’est son troisième opus ! En dehors des deux personnages principaux, Lee et Patrick, les autres acteurs de ce récit sont parfaitement « dessinés » en dépit de la brièveté de leurs scènes : Le grand frère Patrick, l’ex-épouse de Lee, Randi (Michelle WILLIAMS), etc. Certaines séquences ont une force émotionnelle dramatique, inattendue, d’autres sont cocasses (relations oncle/neveu d’abort tendues, puis complices).

 C’est un beau et grand film américain indépendant sur une famille banale de la middle-class qui doit surmonter, avec des moyens limités, des problèmes intimes, douloureux, sans armes de destruction massive, sans vaisseaux spatiaux, sans robots…juste avec de la compassion, de l’amour, de la persévérance.

 Jean-Louis REQUENA

 

MOSTRA 2016 CRITIQUES D’ANNIE FONTES

Classé dans : Non classé — 5 octobre, 2016 @ 3:51

FONTES Annie pour blog

            Le Festival International de MARRAKECH du 2 au 10 Décembre 2016

        C’est à un très beau Festival que nous venons d’assister, du 2 au 10 Décembre 2016 à MARRAKECH.

       Tant par l’organisation marocaine qui s’affine chaque année, que par la qualité des films présentés.  Cette « cuvée » restera dans les mémoires.

 Au cours de la semaine, on devinait la films qui allaient être au palmarès. Il y avait une ou des évidences, ce qui semble être le signe d’œuvres intéressantes et intelligibles.

Par bonheur, la violence était moins systématique que d’autres années au bénéfice de problèmes sociaux. On a pu apprécier un travail très original sur la lenteur, particulièrement dans les deux films chinois, « the Donor » (Le Donneur) et « Knife  in the clear water ».

Ils ont montré des actions en temps réel mais sans longueur.

 THE DONOR -  Etoile d’Or de ZANG QIWU, présente un homme qui vend un de ses reins pour acheter la maison avant qu’elle ne soit démolie et aussi pour payer les études de son fils unique car son petit atelier de réparations de deux roues n’a pas beaucoup de client.

Ici, pas de violence,  pas de sourire, peu de paroles, des attitudes plus que des gestes, mais rien n’est statique, on est dans l’attente.

L’acteur principal – le donneur- NI DAHONG aurait pu avoir le prix d’interprétation.

L’autre film chinois – prix de la mise en scène -  KNIFE IN THE CLEAR WATER de

WANG XUEBO, offre un autre aspect de la lenteur. En temps réel, on assiste aux scènes de la vie domestique, rurale et religieuse dans les montagnes du nord de la Chine de la province de Ningxia. C’est tellement beau qu’on rêve devant les clairs obscurs à la « Rembrant » dans un format de tableau, devant les immenses paysages auréolés de lumière dans l’incessante musique du vent.

BELA TARR dit que certains films sont comme des haïkus. Celui-ci en est un. Tout est dit en deux images, la troisième conclut l’action, et on recommence au plan suivant.

La foi et la croyance plus que la religion sont présentes dans les productions, celle qui soulève les montagnes et permet d’espérer des miracles.

Dans THE BLIND CHRIST, – le Christ Aveugle – du chilien CHRISTOPHER MURRAY.

Michael, un jeune homme plein d’espoir part pied nu dans le désert pour guérir un de ses amis.  Le film devient un walk-movie où il rencontre un barbu toxico, un homme dans une grotte, Marie-Madeleine en la personne de la mère de son ami Mauricio. Il baptise dans la rivière et est chassé comme le Christ par des villageois qui ne croient plus en rien.

De longs plans-séquences montrent le désert, la solitude, la difficulté d’être différent que l’on retrouve aussi dans « Zoology » du russe Ivan TUERDOUSKY, et toujours la lenteur du voyage.

MISTER UNIVERSO de l’italienne TIZZA COVI et de l’autrichien RAINER FRIMMEL

-prix du Jury- parle de l’espoir de Tairo, jeune gitan, dompteur de fauves, de retrouver à travers l’Italie, Monsieur Univers et le porte-bonheur qu’on lui a volé.

C’est un très joli road-movie qui permet de rencontrer le monde des nomades du cirque, la fraternité et le sens de la large famille.

Il ne faut pas oublier d’autres films qui ont marqué  la compétition :

THE FIXER –le Fixeur – du roumain ADRIAN SITARU qui enquête sur le devenir des tres jeunes filles roumaines à PARIS dans le milieu de la prostitution

THE FITS de ANNA ROSE HOLMER, Histoire de Toni, petite américaine noire de 11 ans qui abandonne la boxe pour s’initier à une danse nouvelle, le drill. – J’aurais bien donné le prix d’interprétation féminine à l’héroïne ROYALTY HIGHTOWER – 

SHEPERDS AND BUTCHERS, film sud-africain de OLIVER SCHMITZ, très inattendu, violent, dramatique mais efficace

              Hors compétition, 

LE DUELLISTE de ALEXEÏ MIZGUIZEV, dans le cadre de l’hommage au cinéma russe. Film de cape et d’épée à St-PETERSBOURG en 1860. Mais les épées sont des pistolets de tous calibres et de toutes formes.

NOCES de STEPHAN STREKER. Après PESSAC, a été présenté à MARRAKECH avec le même succès.

 MON ONCLEde NASSIM ABASSI,  dans le cadre de l’hommage à ABDERRAHIM TOUNSI, film très sympathique où tout le monde est gentil et qui finit bien.

 Le prix d’Interprétation féminine a été remporté par une actrice iranienne FERESHTEH HOSSEINI, pour PARTING de NAVID MAHMOUDI.

Le prix d’interprétation masculine a été attribué à deux elfes islandais qui gambadaient tous les soirs sur le Tapis Rouge : Baldur EINARSSON et Blaer HINRIKSSON pour HARDSTONE de GUDMUNDUR ARNAR GUDMUNDSSON.

J.PRODUCTIONS, toujours présents à MARRAKECH a participé aux émissions de radio de MEDI (1),avec le concours de AHMED, pour un avis bordelais sur la compétition et le palmarès.

 

 

 

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